Comment vous gérez les crises vous ?

Coucou les amis,

J’espère que vous avez passé une bonne semaine ! 

Cette semaine nous abordons un sujet qui concerne presque tous les parents : les crises. Comment faire face aux colères incontrôlées de nos jeunes enfants ? Celles qu’un câlin ne suffit plus à résoudre mais que la parole ne parvient pas encore à désamorcer… Stéphane raconte  son expérience perso. Ca nous ferait plaisir de savoir comment ça se passe pour vous ! N’hésitez pas à réagir les amis.

Je voulais aussi vous dire que vous pouvez retrouver toutes les newsletter ainsi que tous les articles sur la parentalité sur notre site (rubriques « Blog » et « Parentalité »). N’hésitez pas à aller faire un petit tour !

Bonne lecture !

Louis

 

Sommaire

  • Chronique de l’équipe : les crises
  • L’éducation bienveillante : est-ce du laxisme ?

  • Le conte de la semaine : l’apprenti pirate

 

Chronique de l’équipe : Les crises

Je voudrais partager mon témoignage de parent face à une crise.

Pendant deux longues années, ma fille a fait des crises très intenses.

Quand je dis intense, je parle de hurlements, de meubles cassés et parfois d’automutilation.

Comme se taper la tête contre des objets.

Ces crises avaient aussi lieu en journée mais surtout le soir et dans la nuit.

La première chose qui est révoltante pour un parent, c’est l’absence de réponse des psy et des médecins.

« Vous n’avez qu’à l’amener aux urgences »

On croirait qu’il n’ont jamais vu une crise. Un enfant en crise n’est pas transportable.

Une seule fois, ma fille a fait une crise devant un psychiatre. Il a prescrit une « camisole chimique » capable de la transformer en légume. C’est honteux.

Le parent face à un tel niveau de difficulté est d’abord désemparé.

J’ai appris l’hypnose, j’ai lu, fait des stages, le résultat était modérément positif.

Un jour, je tombe sur « parents efficaces » et je découvre ce que j’appelle la méthode du perroquet, ou de l’accusé-réception.

Cette méthode est aussi simple que magique.

E pour enfant, P pour parent

E- j’en ai marre

P- tu en as marre ?

E- oui, j’en peux plus de ce lit

P-Tu n’en peux plus de ce lit, pourquoi ?

E- Il n’arrête pas de se défaire

P- Il n’arrête pas de se défaire ?

E- oui

P-qu’est-ce qu’on peut faire ?

E- Je ne sais pas

P- Tu ne sais pas ?

J’ai fait de nombreuse fois la démonstration, une crise qui avant montait en puissance se désamorce par cette méthode en moins d’une minute.

Ma phrase de fin est « et quoi d’autre ? »

Parfois il n’y a rien et parfois on se met à parler du vrai problème qui est très souvent une anxiété par rapport à l’école ou une peur ou un manque de confiance, etc.

Cette méthode m’a sauvé la vie. J’étais arrivé à un état d’épuisement extrême. Mon travail s’en ressentait et la dépression n’était pas loin.

Et vous, comment ça se passe à la maison ?

Vous pouvez nous retrouver sur le groupe Facebook Conseils et échanges sur la parentalité positive pour partager vos expériences.

Ou bien répondre à cet email.

A bientôt.

Stéphane

 

L’éducation bienveillante : est-ce du laxisme ?

Quand nous décidons de pratiquer une éducation bienveillante, nous pouvons nous heurter à nos doutes mais aussi aux critiques de notre entourage. Ces blocages proviennent de croyances erronées qui associent bienveillance et laxisme, alimentées par la crainte de manquer d’autorité et de ne plus se faire respecter.

Le conte de la semaine : L’apprenti pirate

Le rêve du petit Joachim était de devenir pirate. Seulement ses parents n’étaient pas d’accord avec lui.  » Mon petit, plus tard, tu deviendras un grand philosophe comme Aristote, un grand poète comme Aristophane ou encore un grand médecin comme Hippocrate. Mais pour cela, il faut cesser de t’agiter comme une girouette et de prétendre devenir pirate ou je-ne-sais-quelle-autre-sottise.  » La même petite chansonnette que Joachim entendait constamment. Il s’en moquait, lui, de ces grands noms et de ce qu’ils avaient fait. Le plus important pour lui, c’était la mer. Il rêvait d’embarquer sur un superbe trois mâts et de couler tous les navires des riches commerçants qui croiseraient près de son navire.
Un trois mâts, justement, venait d’amarrer dans le port. Le capitaine du Terreur des mers, c’était le nom du bateau, criait après les hommes de son équipage, pour les faire décharger plus vite. Le quai fut très vite rempli de toutes sorte de babioles, comme des vases, des coffres, sûrement remplis d’or, et d’autres choses plus ou moins utiles. Joachim, qui se promenait sur le port, fut très vite séduit par ce bateau et décida de tenter sa chance. Il s’approcha du navire.

– Je voudrais devenir pirate, capitaine, lança le petit Joachim au capitaine du trois mâts
– Ha ha ha ! Toi, demi-portion, toi moustique ! Ha ha, tu veux devenir pirate.
– Oui, capitaine, je veux couler des navires, comme toi. Je suis très capable.
– Eh bien, avorton, monte à bord, je verrai ce que je peux faire de toi
Joachim avait réussi son coup. Il embarquait sur le plus terrifiant et le plus abominable navire que l’on ait jamais vu. Le Terreur des mers, ah, il portait bien son nom. Son capitaine était très méchant, et on l’appelait le  » Grand Méchant Capitaine « . Son équipage ne portait pas des noms plus tendres ; il y avait Pitt l’Ecorcheur, Sam N’a-qu’un-oeil, Robert le Féroce.
– Cap au Sud, cria le Grand Méchant Capitaine
Et tous les flibustes s’activèrent sur le pont. Les voiles se gonflèrent, et le Terreur des mers repartit au large.
Tout le monde bougeait, criait, chacun à son poste, prêt à piller quelque navire croisant dans les parages. Tout le monde, sauf Joachim. On l’avait enfermé dans une cabine, étroite, très mal éclairée, sentant l’odeur de mort. Il y faisait très chaud et Joachim étouffait. On l’avait enfermé en prenant garde de bien fermer la porte à clef, de peur qu’il ne s’en aille. Le capitaine n’avait pas trop confiance en lui et avait voulu en faire son esclave, son prisonnier. Une belle marchandise qui pourrait très bien se vendre. Ce n’était pas tout à fait ce que Joachim avait espéré en embarquant. Etre pirate, c’est bien, naviguer sur un bateau aussi, mais être emprisonné au fond d’une cale, ne faisait pas tout à fait partie de son rêve. Pourtant, il avait emporté le matériel du parfait petit pirate : un petit canif, bien sûr ce n’était pas un sabre comme le capitaine en avait un, mais il pourrait servir lorsque le premier bateau à piller montrerai le bout de son nez.
Tout à coup l’agitation sur le pont se fit plus vive. Les flibustes s’activaient de plus en plus. Le capitaine criait et puis soudain un bruit sourd. Le canon venait de tonner.
Un coup… puis deux… puis trois. Que se passait-il ? Le capitaine criait de plus en plus fort.
– Allez moussaillons ! Nous allons l’aborder ! À l’abordage !

Joachim savait bien que le Terreur des mers s’apprêtait à aborder un autre navire, à le piller. Seulement personne ne venait le chercher. Il restait là, tout seul dans sa cabine, seule compagnie, quelques rats.
« Ca ne se passera pas comme ça », pensa-t-il. Ils ne vont tout de même pas festoyer sans moi. Je fais autant partie de l’équipage que n’importe quel mousse de ce navire. Je dois me battre et montrer au capitaine que je suis très capable. « 
Il sortit son petit canif et se mit à triturer la serrure de sa cabine. En moins de temps qu’il ne faut pour le dire, le petit Joachim, très habile de ses mains, parvint à faire céder la serrure. « Aucune serrure ne me résiste, je suis le plus fort ». Il se dépêcha d’aller sur le pont et fut très surpris de voir le Grand Méchant Capitaine et tout son équipage saucissonnés comme de vulgaires esclaves, le long d’un mât. D’un mât du bateau qu’ils devaient piller.
Joachim prit alors son courage à deux mains et se mit à agiter son petit canif en criant « À l’abordage ! »
Qui est ce petit bonhomme, pas plus haut qu’un petit sabre, et qui prétend vaincre l’équipage du Roi avec pour seule arme, un tout petit canif? Mais Joachim est très capable, il ne faut pas l’oublier. Il est petit et tout grêle, mais il est très courageux. Il veut devenir un pirate, digne de ce nom, alors il se battra jusqu’au bout, comme un vrai pirate.
Et le voilà, ce petit homme, qui s’apprête à terrasser un équipage entier à lui tout seul avec son tout petit canif. Il est d’une habileté incroyable, d’une stratégie extraordinaire et d’un courage à toute épreuve. En un soupir, il a saucissonné l’équipage royal et libéré le sien, celui du Terreur des mers. Tout le monde, sauf, le Grand Méchant Capitaine. Pourquoi ne l’a-t-il pas fait eh bien, c’est qu’il veut tout simplement prendre sa place ! Désormais on devra l’appeler le « petit Méchant Capitaine ».

© Jo

 

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